L’eau sur la Lune est plus abondante que prévu, selon deux études

Deux études scientifiques, rendues publiques lundi, ont révélé que l’eau était présente en quantité plus abondante que prévu sur la lune. Il s’agit essentiellement de glace d’eau piégée au fond de grands cratères perpétuellement à l’ombre.

Les régions de la Lune perpétuellement à l’ombre regorgent de plus d’eau que prévu. C’est la conclusion de deux études scientifiques parues lundi 26 octobre, qui font état de glace d’eau piégée au fond d’une multitude de grands cratères plongés dans l’obscurité près des pôles de notre satellite. La Lune a longtemps été perçue comme un astre désespérément aride, jusqu’en 2008, lorsque des chercheurs ont découvert des molécules d’eau à l’intérieur de magma ramené par des astronautes des missions Apollo. Une étude parue dans Nature Astronomy révèle l’existence d’une multitude de micro-cratères retenant en leur fond de la glace d’eau, appelés « pièges froids ».

« Imaginez-vous sur la Lune, près de l’un de ses pôles: vous verriez une myriade de petites ombres mouchetant la surface, dont la plupart sont plus petites qu’une pièce de monnaie. Chacune serait extrêmement froide, suffisamment pour abriter de la glace », décrit Paul Hayne du département d’astrophysique de l’Université du Colorado aux États-Unis. Son équipe a utilisé les données de deux instruments de l’orbiteur de reconnaissance lunaire de la Nasa, LRO. En combinant ces mesures avec des modélisations 3D, ils ont pu reproduire la taille et la répartition des ombres, à des échelles inférieures au millimètre.

Les températures y seraient les mêmes que dans les grands cratères : environ -160°C. Mais ils sont bien plus nombreux. « On en trouve des dizaines de milliards, contre quelques centaines pour les plus grands », détaille Paul Hayne.

En les ajoutant aux surfaces déjà repérées, la superficie totale d’eau sur la Lune atteindrait 40 000 km2, dont 60 % dans le pôle Sud, « suggérant que l’eau est plus répandue sur la Lune qu’on ne le pensait », explique à l’AFP ce chercheur, auteur principal de l’étude.

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