Laurent-Ani-Guibah

Selon une amie de classe, Laurent Ani Guibahi, l’adolescent ivoirien mort dans le train d’atterrissage rêvait de voyager et devenir un grand footballeur.

« Guibahi me parlait aussi de son ambition, il m’a dit que dans sa vie, il voulait voyager et devenir un grand footballeur et venir prouver à ses parents qu’il était quelqu’un qui pouvait réussir », confie Koné Samira, 14 ans, une amie, interrogée devant sa classe.

L’adolescent ivoirien mort dans le train d’atterrissage, « rêvait de voyager et devenir footballeur »

Samira avec qui Guibahi «marchait souvent ensemble pour aller à la maison», affirme qu’il lui parlait souvent de sa famille. Il rapportait souvent que ses parents étaient séparés et que sa maman était à Lokoua (un quartier de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan) et que son papa était au terminus 27 ».

« Il voulait devenir footballeur parce qu’il jouait beaucoup à la maison, il ne m’avait pas dit qu’il allait jouer en Côte d’Ivoire, mais il allait jouer ailleurs et revenir lorsqu’il sera riche pour prouver à ses parents qu’il est quelqu’un de travailleur», poursuit-elle.

Assis dans un fauteuil, avec à ses côtés deux autres fils, devant sa concession dans une cour commune, au quartier « Kpinbly » de Yopougon, le géniteur de l’adolescent victime, Marius Ani Oulakolé, un homme de la cinquantaine, né en 1969, semble être déchiré par cette « profonde douleur ».

« C’est une profonde tristesse, pour moi, c’est le désarroi et le désespoir. Je n’ai nulle part ailleurs pensé un seul instant que mon enfant qui ne connaît même pas Adjamé (une cité voisine à Yopougon, dans le Nord d’Abidjan) pouvait se retrouver là-bas », à Port-Bouët, commune abritant l’aéroport d’Abidjan, à une trentaine de Km, dit-il.

Ce « déchirement de cœur », Marius Ani Oulakolé le supporte difficilement. Visiblement abattu au milieu des siens, il apparente cette situation à « un mystère » qu’il traverse, tout en déclarant « je ne comprends pas ce qui est arrivé ».

Le 6 janvier 2020, date marquant le retour des congés de Noël, Marius Ani Oulakolé constate la disparition de son fils, l’un de ses quatre enfants. Informé que le corps sans vie découvert dans le puits du train d’atterrissage de l’appareil effectuant le vol AF703 reliant Abidjan à Paris Charles De Gaulle le 7 janvier 2020», est celui de son fils par la gendarmerie aéroportuaire qui lui présente le sac d’école de Guibahi, il tombe sous le choc.

« C’est dans les photos qu’on m’a présenté son corps sans vie, je ne l’ai pas encore vu. Mon souhait, si de bonnes volontés, si les autorités peuvent m’aider à aller voir le corps de mon fils, ou même le ramener, ça serait un très très grand soulagement ».

« Je veux voir le corps de mon fils, que ce soit ici comme en France. Je veux que les autorités m’aident (…) donc c’est une affaire entre deux Etats, c’est eux-seuls qui peuvent trouver les moyens idoines, et de mener les enquêtes pour les que les circonstances dans lesquels l’enfant s’est retrouvé en France soient connues », insiste-t-il.

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