En dépit de la contestation au Mali et au Niger, Emmanuel Macron annonce l'envoi de 220 militaires supplémentaires

Les dirigeants des pays du G5 Sahel ont souhaité lundi, dans une déclaration commune publiée à l’issue d’un sommet à Pau (Pyrénées-Atlantiques), la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et annoncé la mise en place d’un nouveau cadre opérationnel face à une menace djihadiste persistante. Le sommet de Pau a pour objectif la redéfinition et la réévaluation du cadre d’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Renforcement de la présence internationale

Les chefs d’Etat de Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad ont “exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel”, peut-on lire dans cette déclaration également signée par la France.

Ils “ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés” et “ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité”, poursuit la déclaration.

Les chefs d’Etats sont convenus “de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective”.

“Ce nouveau cadre, ajoutent-ils, prendra la forme et le nom d’une ‘Coalition pour le Sahel’, rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer.”

Un recentrage des opérations militaires

Outre la réaffirmation du soutien à l’intervention française, cette déclaration commune actera également un recentrage des opérations militaires sur des objectifs précis. Dans ce cadre, Barkhane devrait désormais concentrer ses efforts sur la zone dite des 3 frontières, cible récurrente des attaques jihadistes ces derniers mois. En intervenant sur une zone plus restreinte, l’objectif est d’obtenir des résultats plus visibles. Si le départ de Barkhane n’est donc pas à l’ordre du jour, la question de son maintien sera étudiée dans 6 mois, en fonction, explique-t-on à l’Élysée, des résultats obtenus sur le terrain et du respect des engagements pris par les présidents sahéliens

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